Pour la promotion et le développement du secteur
de la PME et de l’Artisanat:
Perspectives et les lignes
directrices de la stratégie du secteur:
Le secteur de la PME et de l’Artisanat dans le programme
du Gouvernement.
«Le Gouvernement procédera à l’établissement d’une Carte
d’implantation des PME et de l’Artisanat à l’effet de
sérier les opportunités locales d’investissements à
proposer aux promoteurs nationaux et étrangers.
Pour ces secteurs, une démarche globale d’attractivité
de l’investissement direct (IDE) est envisagée.
Il s’agira également d’améliorer l’environnement de
l’entreprise par la création de «Centres de Facilitation»
et de Pépinières de PME innovantes et la promotion de
la sous-traitance, la mise en œuvre d’un programme national
de mise a niveau de PME disposant d’un potentiel d’exportation,
la réhabilitation et la sauvegarde du patrimoine artisanal
à travers des actions de formation et des mesures de
soutien d’ordre fiscal et douanier adossées à de nouveaux
instruments financiers mieux adaptés à la spécificité
de la PME et de l’Artisanat.
En termes des perspectives, il est nécessaire d’élaborer
une stratégie nationale de développement durable de
la PME et de l’artisanat avec la participation de toutes
les institutions et partenaires concernés. "Extrait
du Programme du Gouvernement du 27/07/2002"
Perspectives et les lignes directrices de la stratégie
du secteur:
I - Place, importance et rôle du secteur de la PME et
de l’artisanat dans l’économie nationale
L’évolution du système économique algérien dans ses
grandes mutations, privilégie, à l’instar de nombreux
pays développés, la promotion et le développement des
PME.
Ces entités économiques auxquelles s’ajoutent les très
petites entreprises (TPE) jouent un rôle moteur dans
le développement de l’économie nationale. Elles contribuent
dans une forte mesure à la création de richesses et
d’emplois.
La loi d’orientation pour la promotion des PME (n° 01-18
du 12 décembre 2001) a doté le secteur d’une assise
juridique qui permet aux PME d’évoluer dans un meilleur
climat d’investissement et de bénéficier des mesures
d’aides et de soutien en leur faveur.
II - Les axes stratégiques pour le développement et
la promotion du secteur,
Ces axes visent essentiellement:
· la diversification et la densification du tissu économique
dans ses différentes composantes (industrielles, de
services, artisanales) en privilégiant les activités
à forte valeur ajoutée et à fort potentiel d’exportation.
· le renforcement et la préservation du potentiel des
PME existantes par des mesures de soutien appropriées.
· La mise en place d’une organisation locale du Ministère
déconcentrée et adaptée au nouvel environnement économique.
· L’émergence de nouvelles entreprises dans une dynamique
d’évolution et d’adaptation technologique (promotion
de PME de la nouvelle économie par des mesures incitatives).
· Le rapprochement et la concertation avec le mouvement
associatif et les organisations patronales liées au
monde de l’entreprise.
· L’enracinement d’une «culture d’entreprise» au sein
de la société civile et des institutions éducatives.
· La réhabilitation et la sauvegarde du patrimoine artisanale.
III – Moyens, Mécanismes de mise en œuvre
Dans l’optique de réalisation de ces objectifs, les
principales actions engagées par le secteur concernent:
En matière d’investissement:
· La création de Centres de Facilitations: Ces organes
constituent des structures d’information, d’orientation,
et d’accompagnement des PME au niveau local et couvrent
l’ensemble du territoire national.
· La Création de Pépinières d’entreprises à travers
le territoire national pour l’accompagnement et le suivi
des jeunes entrepreneurs.
· La Création de Sociétés financières spécialisées (SFS)
permettant de répondre aux besoins spécifiques des opérateurs
et artisans entreprises en matière de financement. (factoring,
capital-risque, leasing…).
· La mise en place de multiples instruments fiscaux,
financiers et monétaires qui viendraient soutenir la
PME et l’artisanat:
- Le fonds de garantie:
Instrument d’appui indispensable compte tenu la réticence
des banques à octroyer les crédits aux PME/PMI ne disposant
pas suffisamment de sûretés réelles, d’une part, et
encourager les banques à financer les projets rentables
mais dépourvus de garanties classiques, d’autre part.
- Les fonds d’appuis:
Ce sont des instruments d’appui complétant le précédent
fonds mais destinés à la promotion des instruments nouveaux
de reprise, de reconversion et de création d’entreprises.
Ainsi, il sera créé un fonds de crédit, un fonds d’essaimage,
un fonds de capital risque et un fonds d’études.
- Le fonds de développement régional et local:
Vu la concentration des PME dans les zones du nord du
pays, ce fonds permettra la motivation des promoteurs
et des investisseurs à se diriger vers les régions déshéritées
et où les PME sont moins concentrées. De même, il permettra
d’aider les communes à conserver et à fortifier un tissu
commercial et artisanal déjà existant.
S’agissant des Instruments monétaires, le développement
du secteur connaîtra un essor considérable avec la concrétisation
des projets de création:
- d’une Banque de développement spécialisées pour la
PME et l’artisanat.
- et de Sociétés Financières Spécialisées (SFS)
Les avantages fiscaux: Dans un souci d’allégement des
charges fiscales de la PME, l’introduction d’un régime
dérogatoire en faveur des PME activants dans des Zones
à promouvoir est une mesure incitative qui participe
à la promotion du secteur.
S’agissant des espaces d’investissement les actions
à engager se rapportent à:
· Assainissement de la gestion des zones d’activités
et zones industrielles et touristiques et création
de nouveaux espaces d’investissement (technopoles, pépinières…)
en harmonie avec schéma national d’aménagement du territoire,
instrument indispensable à toute création des nouvelles
zones d’activités.
S’agissant des zones d’activités, la majorité des zones
d’activités sont dans un état de dégradation avancé
ce qui freine l’investissement. Aussi, une étude pour
la réhabilitation de 50 zones d’activités a été proposée
par notre département. Cette action pourrait être élargie
dans les années à venir à l’ensemble des zones.
· Amélioration des modalités d’accès au foncier industriel
et Nouveau Modèle de gestion :
L’accès au foncier est l’obstacle premier dans la chaîne
de l’investissement. Il est donc impératif de réfléchir
sur la mise en place d’un Guide qui fixerait clairement
le dispositif d’accès au foncier. Les zones d’activités
étant intégrées dans le portefeuille foncier communal
il faudrait envisagé dans un premier temps de réactiver
les agences foncières locales en attendant la mise en
place d’un nouveau modèle de gestion impliquant les
opérateurs eux-mêmes dans la gestion de ces zones.
En matière de soutien et d’appui au secteur
Le renforcement du développement du secteur de la PME
et de l’artisanat doit s’inscrire dans le cadre de l’insertion
de notre économie dans la configuration économique internationale.
Les nouveaux défis auxquels se trouvent confrontées
les PME appèlent un plus grand engagement de l’Etat
pour assurer le renforcement et l’épanouissement des
entreprises mais également plus d’efforts de la part
de ces dernières pour améliorer leur compétitivité et
la qualité de leurs produits. A ce titre et compte tenu
de nouveau contexte économique international, l’élaboration
d’une stratégie de développement et de financement des
PME doit être rapidement engagée en relation avec le
mouvement associatif et patronal.
Parallèlement à l’élaboration de cette stratégie, les
mesures de soutien et d’appui en faveur du secteur privé,
en matière d’allégement des charges fiscales et parafiscales,
de lutte contre la fraude et la contre façon, la facilitation
de l’intermédiation financière, création des instruments
financiers et de l’amélioration de la compétitivité,
seront poursuivies, approfondis et élargies.
Dans ce cadre, il s’agit, entre autres, de mettre en
application les dispositions contenues dans la loi
d’orientation sur la promotion de la PME qui constitue
un cadre juridique privilégié pour l’épanouissement
des PME.
A ce titre, l’élaboration d’un programme national de
mise à niveau des PME, dont l’objectif essentiel est
l’amélioration de la compétitivité des entreprises,
est devenue de plus en plus pressante.
Cette opération de grande envergure se réalisera en
relation avec les espaces intermédiaires telles que
les Organisations Patronales, les Associations Professionnelles
et les l’artisanat et des métier.
En ce qui concerne la densification du tissu industriel
et d’industries de proximité, la sous-traitance demeure
un facteur déterminant pour mettre en adéquation les
capacité offertes pour le potentiel industriel existant
et/ou à créer et les besoins d’un appareil de production
dont la demande est en perpétuelle croissance.
La consolidation de la concertation avec le monde de
l’entreprise sera poursuivie en vue d’assurée une implication
directe et plus efficace dans la prise de décision en
matière de chois économique pour lequel il sera concerné.
Les actions à engager se rapportent à :
· Elaboration de programmes de mise à niveau des PME
dont l’objectif essentiel demeure l’amélioration de
la compétitivité des entreprises. Cette opération de
grande envergure se réalise en relation avec les organisations
patronales et professionnelles.
· La densification du tissu des PME par la création
d’entités socio-économiques exerçant dans les métiers
de service et dans l’industrie de proximité notamment
par la promotion de sous-traitance.
· Application et extension des mesures de sûreté interne
d’établissement «SIE», aux secteurs de la PME, et de
l’Artisanat en matière d’organisation, de protection
du Patrimoine et la sécurité des personnes qui lui
sont liés conformément aux lois et instructions en la
matière.
· Le soutien aux activités artisanales par des mesures
incitatives en matière fiscale, financière, douanière
et sociale. -
· Le renforcement de l’espace intermédiaire (Chambres
de l’Artisanat et des Métiers «CAM»), nécessaire aux
actions de proximité.
· Elaboration de programmes de mise à niveau des PME
dont l’objectif essentiel demeure l’amélioration de
la compétitivité des entreprises. Cette opération de
grande envergure se réalise en relation avec les organisations
patronales et professionnelles.
· La densification du tissu des PME par la création
d’entités socio-économiques exerçant dans les métiers
de service et dans l’industrie de proximité notamment
par la promotion de sous-traitance.
· Application et extension des mesures de sûreté interne
d’établissement «SIE», aux secteurs de la PME, et de
l’Artisanat en matière d’organisation, de protection
du Patrimoine et la sécurité des personnes qui lui
sont liés conformément aux lois et instructions en la
matière.
· Le soutien aux activités artisanales par des mesures
incitatives en matière fiscale, financière, douanière
et sociale.
· Le renforcement de l’espace intermédiaire (Chambres
de l’Artisanat et des Métiers «CAM»), nécessaire aux
actions de proximité.
En matière de coopération internationale, de partenariat
et de la promotion des exportations hors hydrocarbures
:
· la densification des relations de coopération internationale
et de partenariat en vue de renforcer la mise en oeuvre
des actions du programme de développement du secteur.
· Le renforcement des capacités nationales de consultance
et le transfert de savoir faire en matière d’appui à
la PME et en matière d’adaptation des produits de l’Artisanat
aux normes du marché extérieur par la mobilisation de
l’expertise internationale.
· Le recours aux financements extérieurs pour pallier
au déficit actuel en matière de financement des entreprises.
· La promotion des exportations hors hydrocarbures et
l’établissement d’un fichier des exportateurs du secteur.
En matière d’information économique,d’orientation et
de prospective:
Les besoins en matière d’information économique et d’études
d’ordre stratégique du secteur conduit à une coordination
intersectorielle et à la mise en œuvre d’un système
d’information économique moderne et performant.
Ce système sectoriel qui dont s’intégrer harmonieusement
dans le Système National d’information vise essentiellement:
· A mieux connaître la situation et les spécificités
de ce vaste secteur de la PME et de l’Artisanat.
· L’élaboration des études économiques de prospective
concernant les filières et les branches d’activités
des PME. Ces études réalisent aussi bien dans le cadre
de la politique nationale que comme instruments d’orientation
dans les choix stratégiques des pouvoirs publics.
· Etablissement d’une Carte d’implantation des PME qui
s’intégrera dans la politique nationale d’aménagement
du territoire. Cet outil permet d’identifier les opportunités
d’investissement au niveau local et l’instauration d’un
équilibre régional sur le plan économique et social.
· L’élaboration et la mise en œuvre d’un programme de
promotion a même d’assurer aux produits et aux activités
de l’artisanat l’impact économique attendu.
Le Système d’information Economique en tant que gisement
de ressources immatérielles permet de constituer «un
vivier» d’information aux services des porteurs de projets,
des investisseurs et des pouvoirs publics.
La réalisation des objectifs en rapport avec le Système
d’Information économique s’effectue en coordination
avec les pôles d’informations des autres secteurs (ONS,
CANS, CNRC, CNIS, CASNOS, DGI …) selon un processus
continu.
A terme, la mise en oeuvre du Système d’information
Economique reposera sur le fonctionnement d’un Centre
d’Etudes et de Développement de la PME et de l’Artisanat
(Observatoire).
Cet organe qui est un relais de soutien au système d’information
sectoriel utilisera un potentiel de compétences multidisciplinaires
notamment dans les Nouvelles Technologies de l’information
et de la communication (NTIC). Il assurera également
la réalisation des études spécifiques, la formation
et la recherche en rapport avec les besoins et la promotion
des PME et de l’Artisanat.
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